CPRK TRIPAIX NGALIEMA : L’EGLISE PAROLE TABERNACLE VS EQUITY BANQUE COMMERCIALE DU CONGO

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La citante Eglise épouse parole tabernacle par son représentant, Georges TSHILENGE  assigne au Tribunal de Paix de Kinshasa/Ngaliema les cités BULEWO, Antoine LUVUEZO, Mamie NGOYO, Christian KISWEME et Stella KANKONDE pour escroquerie.

Des faits qui remontent au mois de février 2022.

Le cité BULEWO aurait usé de la qualité de commissionnaire en complicité des cités Antoine LUVUEZO et Mamie NGOYO pour la vente d’une parcelle à la citante, l’église épouse parole tabernacle représentée par Georges TSHILENGE, avec la participation des cités Christian KISWEME  et Stella KANKONDE, tous deux  agents de  Equity BCDC. La citée Stella KANKONDE aurait reçu via son compte whatsapp le message qui aurait autorisé le décaissement de 115 mille dollars américains du compte de l’église épouse parole tabernacle, alors que la loi n’autorise pas le décaissement de plus de dix mille dollars sans une motivation préalable.

Selon les avocats de la citante l’église épouse parole tabernacle, le cité BULEWO a usé des manœuvres pour empêcher Georges TSHILENGE, représentant de l’église épouse parole tabernacle à entrer en contact avec quiconque pourrait lui fournir des informations sur ladite parcelle. Le cité BULEWO aurait, pour ce rôle, bénéficié de 7 mille dollars américains dont la preuve est reprise dans le contrat de vente. Document brandit par les avocats de la citante. Les conseils de la citante soutiennent que le représentant de leur cliente, Georges TSHILENGE a subi des préjudices notamment une accusation d’escroquerie de la part des membres de l’église mais aussi la détention des documents comptables de l’église par la banque. Ils soutiennent en outre que la banque est civilement responsable au motif qu’elle aurait couvert toutes les opérations de ses préposés. Elle a également servi ses bureaux pour l’opération d’escroquerie. Ils brandissent les vidéos et photos qui attestent d’une négociation entre le cité BULEWO et Georges TSHILENGE, représentant de l’église épouse parole tabernacle pour restituer la somme que le cité avait perçu. Les avocats de la citante demande au Tribunal de laver l’honneur entaché de Georges TSHILENGE, représentant de l’église épouse parole tabernacle et condamner tous les cités aux peines prévues par la loi.

Les avocats du cité BULEWO pour, leur part, contestent les faits mis à la charge de leur client et affirment que leur client a fait des aveux sous les effets de la torture. Ils soutiennent qu’il n’existe aucune chaine juridique entre le cité BULEWO et Georges TSHILENGE, représentant de l’église  représentant de leur cliente l’église  épouse tabernacle. Les conseils du cité BULEWO soutiennent en outre que leur client ne figure pas sur les photos brandies  par la partie citante. Leur client ne devrait pas être poursuivi pour les mêmes faits que les autres cités

Le tribunal passe la parole à la citée Stella KANKONDE pour sa version des faits. Celle-ci conteste les faits mis à sa charge et soutient que le citant Georges TSHILENGE, représentant de l’église épouse parole tabernacle lui avait confirmé que les fonds récupérés étaient destinés à l’achat parcelle. D’où son autorisation pour le décaissement.

Le Ministère Public dans son avis, demande au Tribunal de dire établit en fait comme en droit l’infraction d’escroquerie à charge de tous les prévenus à l’exception de la citée Stella KANKONDE, de les condamner à 5ans de servitude pénale ; à la restitution de la somme escroquée ; à 5 millions de dollars américains d’amende chacun. Quant à la banque civilement responsable, elle doit réparer les fautes commises par son proposé, le cité Christian KISWEME, condamner la banque aux frais d’instance et ordonner la restitution de tous les documents de la partie citante détenus par la banque.

Après avoir entendu toutes les parties et l’avis du Ministère Public, le Tribunal clôt le débat et prend l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai de la loi.

                                                                                     Prisca TSHALA